Interview

Arnaud Pellan (Cesson Volley) : “Il fallait passer un cap”

par | Mai 14, 2020 | Interview

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L’AS Cesson Volley Saint-Brieuc Côte d’Armor évoluera encore en Nationale 1 la saison prochaine, l’équivalent de la 3ème division, à mi chemin entre les amateurs et les professionnels. Arnaud Pellan, le président, nous donne des nouvelles du club qui a fait le choix de la structuration après les conseils de Sport Value.

Comment a commencé votre collaboration avec Sport Value ? Pourquoi avoir fait appel au cabinet en 2019 ?

L’AS Cesson est un club ancien, qui avait un fonctionnement très amateur. Cela nous convenait très bien, c’était un fonctionnement familial avec des bénévoles. Avec le temps, il y a eu 1, puis 2, puis 3 emplois créés au sein du club. L’équipe est passée de la Nationale 3 à la Nationale 2, pour arriver aujourd’hui à la N1. On sentait qu’il fallait passer un cap, c’était nécessaire. Cela veut dire mieux gérer nos emplois, notre fonctionnement interne, mais nous n’avions pas les ressources et les données pour le faire correctement.

Nous avons décidé de passer par le DLA (Dispositif Local d’Accompagnement) et un organisme nous a redirigé vers Sport Value. Un consultant (Nicolas Voisin) a réalisé 5 jours d’intervention pour comprendre nos forces, nos difficultés, afin de mener un travail avec les membres du conseil d’administration. Ce n’était pas simple car nous étions une vingtaine de personnes, il fallait impliquer toute l’équipe.

Sport Value a bien compris le fonctionnement du club, a respecté notre histoire et a mis le doigt sur ce qu’on faisait de moins bien. On a senti une adhésion de notre équipe interne et des changement immédiats sur notre quotidien.

Au niveau des joueurs et de vos partenaires, vous ressentez les effets positifs de la montée ?

En Nationale 1, tous les joueurs sont défrayés, pas chez nous. C’était nouveau, il a fallu s’adapter. Nous avons recruté 3 nouveaux joueurs, plus expérimentés. Il fallait les accompagner pour trouver un logement, un emploi aussi. Sport Value nous avait donné des éléments sur cette nouvelle organisation.

On jouait à l’époque dans une salle de 150 personnes. Aujourd’hui, on est dans un palais des sports qui fait 2 500 places. Cela a complètement changé la donne et nous avons créé un espace partenaire, des loges. Bien sûr, on ne remplit pas forcément les 2 500 places mais nous arrivons à une moyenne de 600 à 800 spectateurs par match cette année. On est dans la moyenne haute des équipes de PRO B. Dans notre division, au niveau affluence et ambiance, on est devant. Concrètement, on a trouvé plus de 30 000 euros de partenaires privés grâce à l’accession en N1.

La saison de volley s’est arrêtée prématurément à cause du coronavirus, comment se sont passés les échanges avec la fédération et les entreprises qui vous soutiennent ?

La fédération a été réactive. Ils ont vite pris la décision d’arrêter les compétitions, c’était la bonne décision. On a eu une visio avec le président, Eric Tanguy, qui nous a expliqué les décisions. J’ai fait le choix de laisser du temps à nos partenaires car ils étaient aussi impactés par la crise. Sans cette situation, on aurait fait une grosse avancée sur le nombre de nos partenaires. Cela sera plus compliqué je pense pour la saison prochaine, même si notre club est sain et qu’on peut surmonter cette période difficile.

Aucun partenaire n’a demandé de remboursement, ils ont joué le jeu, il n’y a pas de gros changement pour eux. Nous les accompagnerons évidemment mais nous avons toujours été clairs dans le discours avec eux. Les partenaires viennent pour aider le club, tout le monde est lucide, on ne peut pas attendre des retours énormes en terme de visibilité. Notre sport est encore trop peu médiatisé.

Et la reprise, alors ? Vous avez déjà pris des décisions ?

On devrait avoir une reprise du championnat fin septembre, la fédération part sur cette date. Nous pensions reprendre l’entraînement début juin avant de laisser aux joueurs un peu de vacances mais ce n’est pas encore acté. Chacun travaille individuellement mais on espère reprendre le collectif le plus rapidement possible. Il n’y a pas de salle ouverte pour le moment, on doit attendre encore un peu.

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