Interview

Didier de Climmer (LUC) : “Nous avons des atouts pour la reprise”

par | Juin 18, 2020 | Interview

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Ancien directeur général en charge des opérations du LOSC, Didier De Climmer participe aujourd’hui au développement du Lille Université Club, une structure sportive qui compte dans les Hauts-de-France. On parle ensemble de l’accompagnement réalisé par Sport Value et de la reprise des activités.

Tout le monde connait Lille et son club de football, c’est moins le cas pour le LUC. Quelles sont les activités du club ?

Pour reparler du football, on peut dire que j’ai arrêté ma carrière au LOSC avec le départ de Michel Seydoux, auprès de qui j’ai fait une grande partie de ma vie professionnel. Au moment du changement d’actionnaire, j’ai eu la possibilité de faire autre chose et rejoindre le Lille Université Club, que je connaissais bien lorsque j’étais étudiant. Thierry Landron, le président, m’a demandé de l’aider à restructurer le club. J’ai été directeur général pendant 2 ans et j’ai passé la main à quelqu’un de plus jeune. J’interviens maintenant comme consultant.

Le LUC est un club omnisports. Sa force, c’est d’abord ses membres puisque nous avons culminé à plus de 10 000 adhérents. On est aujourd’hui entre 7 et 8 000 sur une trentaine d’activités sportives. Le club fonctionne sur des installations universitaires depuis très longtemps. Dans les années 60, l’université avait confié au LUC le plein emploi de ces installations. Le club est ouvert à toute la population, pas seulement aux étudiants.

Sur quels sujets Sport Value est intervenu ?

Après 2 exercices catastrophiques, liés aux changement de notre convention avec l’université qui ne comprenait pas à cette époque l’importance de notre club, nous avions l’obligation de prendre des dispositions draconiennes. C’est là que Sport Value et Ludovic Mariette sont intervenus. Nous avions besoin d’un regard extérieur sur notre plan.

Sport Value nous a aidé à tout mettre en forme. Nous avons été obligé de réaliser un plan social et restructurer nos activités. Avec Sport Value, on a par exemple redéfini une grille tarifaire pour les activités. On a aussi essayé de diversifier nos activités avec le sport en entreprise qui était une demande forte. C’est un créneau qui marche très bien.

Toutes ces mesures ont permis de redresser significativement la situation financière du club, jusqu’à l’épisode du coronavirus…

Comment s’est passée cette période justement ? Quelles sont les conséquences ?

L’université a fermé et les activités étaient à l’arrêt. Il n’y a rien eu depuis le mois de mars, les choses reprennent progressivement. Financièrement, on va pouvoir être aidé avec les dispositifs de l’Etat. Notre banque, le Crédit Mutuel, a pu analyser notre bon redressement financier et pourra nous aider. Le confinement nous a fait perdre des rentrées d’argent importantes.

Un de vos grands projets est de quitter les installations universitaires pour un nouveau centre. Est-ce toujours d’actualité ?

Le club était pris en otage par la direction de l’université de l’époque, nous étions trop dépendant. On a donc planché sur un projet de délocalisation et la construction d’un centre sportif. Le projet a avancé puisque nous avons obtenu un permis de construire mais il est évidemment ralenti avec l’actualité.

Comment imaginez vous les prochaines semaines ?

Nous sommes confiants bien sûr. Tout dépendra de l’ampleur de la reprise et de la confiance des parents cet été pour inscrire leurs enfants. Nous avons des atouts. Les installations seront ouvertes, la piscine aussi, les gens auront envie de faire du sport. Si nous faisons un été convenable, qui ne rétablira pas totalement la situation, cela favorisera une reprise à la rentrée.

Les autres chantiers sont autour du sponsoring privé que nous voulons développer, à travers notamment le sport en entreprise. La communication est un autre sujet sur lequel nous voulons avancer et nous moderniser. Le LUC n’avait jusqu’à présent pas d’efforts à réaliser, nous refusions même du monde. Mais il faut s’adapter et aller chercher de nouveaux pratiquants.

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