TRIBUNE & ANALYSE

La “SCIC” : un modèle d’avenir pour le mouvement sportif

par | Oct 17, 2019 | TRIBUNE & ANALYSE

Partager l’article

Whatsapp

« Une gouvernance partagée entre des publics distincts au service d’un projet sportif commun », c’est ainsi que Roxana Maracineanu, ministre des sports, présentait la SCIC dans un rapport gouvernemental publié cette année. La Société Coopérative d’Intérêt Collectif apparait en effet comme un format tout à fait adapté aux défis actuels des clubs et associations sportives. A l’heure où le sport français doit s’engager dans une rénovation profonde de son fonctionnement, les associations, les clubs et les fédérations ont tout à gagner en transformant leur modèle.

ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Le sport pour tous fait partie de l’économie sociale et solidaire. Solidarité, utilité, responsabilité, ces valeurs sont dans son ADN mais il est important de trouver le bon modèle adapté aux parties prenantes impliquées. Les sociétés coopératives d’intérêt collectif sont des sociétés commerciales sous forme de sociétés anonymes (SA), de sociétés par actions simplifiée (SAS) ou de sociétés à responsabilité limitée (SARL). Elles ont pour objet la production ou la fourniture de biens et de services d’intérêt collectif présentant un caractère d’utilité sociale. Par utilité sociale, on entend par exemple la promotion du sport santé, du bien-être, du vivre-ensemble, de l’inclusivité. La dimension solidaire du sport s’exprime avec la création d’activités pour tous et la pérennisation d’emplois sur les territoires, au bénéfice des habitants.

UNE PERSONNE, UNE VOIX 

Dans un contexte de réduction des subventions publiques, il est nécessaire de trouver des solutions globales, qui n’enlèvent rien aux objectifs des acteurs du mouvement sportif : la pratique et la promotion du sport, partout, pour tous. La SCIC, par son fonctionnement collégial et participatif, permet l’implication de tous les acteurs : pratiquants, entreprises privées, collectivités, supporters, salariés… Toute personne physique ou morale peut, selon les statuts adoptés, souscrire à la SCIC, selon un montant défini, et détenir une voix lors de l’Assemblée Générale. Les sociétaires développent ainsi un sentiment d’appartenance à la structure et de responsabilité dans sa progression. Une personne, une voix, la SCIC est démocratique.

AUTOFINANCEMENT 

La SCIC permet de développer de nouvelles sources d’auto-financement : les entreprises (sponsors, partenaires) sont rassurées par ce statut de « société » et par le fait de voir les collectivités sociétaires de la structure. L’objectif premier des SCIC n’est pas la « lucrativité », 57,5% des bénéfices minimum (et jusqu’à 100% selon les statuts) est affecté aux réserves impartageables. Cela permet le financement d’actions et de futurs : consolidation de l’offre, promotion de la pratique, développement sur d’autres territoires…

Le Ministère des sports et le CNOSF ont pris conscience de la nécessaire évolution du mouvement sportif. Aucun modèle n’est imposé mais la SCIC est progressivement suggérée aux différents acteurs.

Sport Value accompagne depuis 2005 tous les acteurs du monde sportif dans leur transformation. Notre équipe peut vous aider concrètement grâce à différentes solutions :

– Accompagnement à la structuration et à la formalisation du projet de SCIC (prérequis de mise en œuvre, risques à éviter, facteurs clés de succès, pertinence…)
– Définition du modèle économique (offre d’activités et de services, montants à engager, montant de la part sociale, business plan et projections financières…)
– Définition des schémas de gouvernance (type de sociétaires, répartition des rôles et compétences, définition de collèges…)
– Appui à la rédaction des statuts de la SCIC, du pacte d’actionnaire…
‐ Accompagnement au changement auprès des dirigeants, adhérents, joueurs…

 

Recevez notre Newsletter

Nullam consectetur pulvinar non felis et, ut nunc efficitur. Donec Praesent