Interview

Pierre Venayre (Stade Rochelais) : “90% des abonnés et partenaires n’ont pas demandé de dédommagement”

par | Juin 25, 2020 | Interview

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Pierre Venayre fait partie de ces anciens athlètes de haut niveau à avoir parfaitement réussi leur transition vers le monde de l’entreprise. Après des études à Sciences-Po et l’ESSEC, il est devenu directeur général du Stade Rochelais, où il avait terminé sa carrière d’ailier.

Un dirigeant reconnu dans le milieu et qui revient avec nous sur ces dernières semaines compliquées pour les Maritimes.

Quelles sont les conséquences de l’arrêt des compétitions pour le Stade Rochelais ? Vos partenaires sont restés fidèles dans la tempête ?

Cela a été un grand moment d’inquiétude car notre modèle est basé sur une économie réelle. Notre budget est basé à 70% sur les revenus générés lors des rencontres. Le club aurait pu se retrouver en danger grave. Nous avons atténué cette situation grâce à la grande solidarité de nos abonnés et de nos partenaires qui, à 90%, n’ont pas demandé de dédommagement pour la fin de saison. Ils ont payé intégralement leur abonnement ou les prestations de partenariat alors que 30% de la saison n’a pas été livré.

Que représentait ces revenus abonnement et sponsoring précisément ?

On parle là de 5 à 6 millions d’euros. Leur soutien nous a conforté financièrement. Le dispositif du chômage partiel a aussi équilibré les choses. Financièrement, la saison 2019-2020 n’est pas trop problématique. En revanche pour la saison prochaine, nous sommes plus prudents et inquiets. Tout va dépendre de la manière dont nous pourrons remplir le stade à la reprise. Nous tablons sur une perte de revenus de 15%. La campagne d’abonnement est lancée et nous avons intégré une clause de dédommagement au cas où.

“Pour donner un ordre de grandeur, un match à huit clos représente une perte sèche de 800 000 euros pour le club. Il ne faudra pas qu’il y en ait trop”

Le Stade Rochelais était favorable assez rapidement à l’arrêt du championnat…

Nous avions communiqué dans ce sens là, oui. On a estimé que pour un sport collectif de combat, comme le notre, il serait compliqué de mettre en place rapidement des mesures sanitaires. Nous ne sommes pas le football qui dépend majoritairement des droits tv, notre modèle économique est réel. Il n’était pas cohérent de relancer un championnat sans public au stade.

Vous avez connu Nicolas Blanc, le fondateur de Sport Value, sur les bancs de l’ESSEC. Sur quels sujets le cabinet vous a accompagné ?

Oui, j’ai rencontré Nicolas il y a plus de 10 ans. Il y a eu plusieurs choses avec Sport Value. Le premier sujet portait sur du financement d’investissement et l’intégration de nouveaux actionnaires. Ces dossiers nous ont permis ensuite d’aller voir des banques et de pouvoir financer notre centre d’entrainement notamment.

L’autre sujet porte sur notre rachat d’un club de basket sous la marque Stade Rochelais. L’équipe est aujourd’hui en Nationale 1 et vise la Pro B dans un futur proche. Il y a donc un travail à mener sur la restructuration du groupe et on y travaille avec Sport Value.

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